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  « Responsable Mobilité Internationale et Expatriation »

 

Lucy CARRON DE LA MORINAIS EP. BING (2001 EF)

Pourquoi avoir choisi d’intégrer l’IEP, et que t’a apporté cette formation ?

J’ai passé le concours de science-po Grenoble en 1998, à la sortie du bac. J’avais dans l’idée d’intégrer, à terme, une école de commerce, mais je n’étais pas attirée par la case « classe préparatoire » préalable. L’IEP, en 3 ans, m’offrait la possibilité de conserver un profil généraliste en sciences-humaines tout en approfondissant des matières que je n’aurais probablement pas abordées par ailleurs (la politique, le droit constitutionnel, la géopolitique…).

L’IEP m’a beaucoup apporté sur le plan de l’ouverture d’esprit, de la méthode de travail, du raisonnement et de la capacité à prendre de la hauteur, d’avoir une vue d’ensemble des sujets tout en comprenant que les différentes matières sont finalement toutes imbriquées les unes dans les autres.

L’IEP m’a ensuite permis de faire la connaissance de personnes d’horizons divers, qui ont pris des orientations différentes de la mienne (SP, Eco-Soc’, Politique pendant que j’étais en Eco-Fi) et toutes ces personnes m’ont ouvert des horizons différents, et sûrement plus riches que si je m’étais orientée plus rapidement vers le cursus école de commerce.

L’IEP durait alors 3 ans, et permettait de valider un niveau bac + 4. Je suis entrée ensuite sur concours en 2e année de Grenoble Ecole de Management. Ce que je recherchais principalement, à travers cette nouvelle école, était de me confronter au milieu de l’entreprise, à travers des stages, mais aussi en rencontrant des intervenants issus du monde de l’entreprise. J’ai également saisi l’occasion de partir à l’étranger – ce que j’aurais pu faire à l’IEP.

Comment as-tu choisi ton orientation professionnelle ?

J’avais découvert le marketing à l’IEP et j’étais très emballée par la dimension « étude du consommateur », et les ressorts psychologiques et sociaux qui guident nos modes de consommation. J’ai intégré mon école de commerce dans l’optique de commencer ma carrière en marketing. J’ai d’ailleurs fait un premier stage dans ce sens. Et puis en dernière année j’ai découvert les ressources humaines et notamment le conseil en accompagnement du changement. L’humain en était toujours le fil rouge, mais en direct, et non plus par le biais du marketing.

J’ai eu la chance de trouver un stage de fin d’études chez KPMG, au sein du service RH de la direction régionale à Lyon. J’étais initialement recrutée pour faire de la recherche sur un sujet RH précis, et notamment d’éplucher la littérature anglo-saxonne sur le sujet, et j’ai eu l’opportunité de m’impliquer en parallèle, petit à petit, dans des missions de RH très opérationnelles (le recrutement de stagiaires, l’animation des forums écoles…). Cette dualité des missions, à la fois conceptuelles et opérationnelles m’a beaucoup plu et m’a rapidement donné une bonne vision du spectre des RH. Mon stage s’est transformé en CDI, et j’ai travaillé pendant 4 ans au sein de KPMG sur des missions de RH généralistes (recrutement, formation, gestion des carrières et de la rémunération, contentieux, expertises juridiques…). J’ai eu l’occasion de remplacer ma RRH pendant son congé maternité, ce qui m’a permis de prendre des responsabilités tout en étant soutenue par l’équipe en place.

Et l’international ?

Ma mère étant anglaise, j’ai toujours eu une inclination pour l’international, et mon seul regret chez KPMG était de ne pas pouvoir utiliser mon anglais au quotidien… En temps voulu, le directeur régional de KPMG m’a mise en relation avec le PDG d’une jolie PME Lyonnaise, Clasquin, qui est commissionnaire de transport. Cette mini-multinationale de 500 personnes, dont la moitié est basée dans une quinzaine de filiales dans le monde, était à la recherche d’un RRH international. J’ai passé près de 3 ans à déployer et harmoniser la politique RH du groupe au sein des filiales. C’était très riche culturellement car j’étais amenée à beaucoup travailler avec l’Asie, mais également les Etats-Unis, afin d’adapter au mieux notre politique en fonction des spécificités locales et culturelles. En parallèle, j’avais une quinzaine de collaborateurs en mobilité internationale, que nous faisions évoluer d’une filiale à l’autre, avec à chaque fois un vrai casse-tête à résoudre sur des aspects de rémunération, de fiscalité, de couverture sociale, d’immigration, et d’intégration interculturelle…

J’ai alors eu l’occasion d’approfondir le sujet très riche de la mobilité internationale au sein du Groupe SEB, à Lyon. Le poste de responsable de la mobilité internationale, que j’occupe aujourd’hui, fait partie de la direction gestion des carrières, et m’amène à travailler avec d’autres experts du domaine RH (recrutement, développement RH, rémunération…) pour construire une communauté managériale internationale. C’est un poste qui est à la fois très humain, à travers une gestion individuelle de la carrière et le pilotage des projets avec les filiales du groupe, et très technique, au travers des différentes matières qui sont abordées. Chaque cas de mobilité est spécifique et demande de prendre en compte de nombreux paramètres, ce qui rend l’exercice stimulant et toujours différent.

Et ensuite ?

Je souhaite maintenant pouvoir allier un poste généraliste avec la dimension internationale et donc, à mon tour, m’expatrier !


Lucy CARRON DE LA MORINAIS EP. BING (2001 EF)
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02/12/2013
      

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