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« Chargée d’animation et coordination territoriale des transports régionaux en Isère »

 

Aksel SALMAN – PES 2002
Chargée d’animation et coordination territoriale des transports régionaux en Isère pour le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes

Peux-tu présenter ton parcours en quelques mots ?

Mon parcours universitaire et professionnel est tout sauf linéaire, puisque jalonné d'études littéraires (hypokhâgne) avant quatre années sur les bancs de l'IEP, en section « politique et économie sociales », ponctuées d'un mémoire sur l'Institut du Monde Arabe ("Quand la politique mise sur la culture : analyse des enjeux politico-diplomatiques et des choix associés de politique culturelle à l'IMA") et d'un stage à l'Institut culturel français d'Istanbul au printemps 2002… avec en toile de fond les élections présidentielles françaises, passionnantes à suivre à travers le regard des Stambouliotes.

Etudes qui se sont poursuivies par un DESS obtenu à l'ENSSIB (Ecole nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques) en 2003, complété par un Master 2 en ingénierie du développement territorial presque dix ans après, à l'Institut de géographie alpine de Grenoble.

Un patchwork de lettres, langues, histoire, géographie, sciences politiques, économiques et sociales, dont les pièces se sont assemblées et ont trouvé leur expression et tout leur sens dans la conception et la mise en œuvre des politiques publiques locales, à laquelle je participe depuis bientôt quinze ans.

A l'image de cette diversité, ma trajectoire professionnelle dans l'univers des collectivités locales et de leurs groupements, comme attaché territorial - principal depuis 2013 -, a été guidée par mon désir de développer de nouvelles compétences. Après une première expérience dans la communication, puis comme responsable du suivi des assemblées et des instances de démocratie participative, j’ai évolué en 2011 vers des fonctions plus opérationnelles, dans le champ du développement territorial puis des transports.

Pourquoi l'IEP ?

J'étais attirée, l’année de mon baccalauréat, par l'actualité, la (géo)politique, les questions économiques et sociales, mais ne connaissais pas encore l'existence des IEP. C'est grâce à ma mère, qui avait un jour assisté à une présentation de l'IEP de Grenoble dans le lycée de centre-ville où elle enseignait, que j'ai eu l'audace de m'inscrire au concours de 1ère année. Je dis bien l’audace, car lorsque j'avais alors évoqué cette piste auprès d’une conseillère formation de mon lycée de ZEP, celle-ci avait alors ouvert de grands yeux : "Vous êtes sûre ? C’est un concours difficile, vous savez...". Et puis, faut-il le dire, j'ai aussi eu le grand bonheur de partager cette tranche de scolarité avec ma sœur jumelle. On peut ainsi dire que Sciences Po Grenoble, c’est un peu une histoire de famille !

Quel est le souvenir le plus fort qu’il te reste de tes études à l’IEP ?

J'ai soutenu mon mémoire de fin de 3ème année le 12 septembre 2001 (et bouclé ma présentation orale l'après-midi du 11 septembre, je me vois encore répondre, incrédule, à l'appel téléphonique d'un proche qui me pressait d’allumer la radio) : autant dire que ni moi, ni le jury, n'étions vraiment concentrés sur la tâche... un moment empreint de gravité, c’est certain.

Et si c'était à refaire ? Quels conseils donnerais-tu aux étudiants et jeunes diplômés ?

Lancez-vous et croyez en vous ! N'ayez pas peur de sortir de votre zone de confort et de multiplier les expériences, en France et hors les murs. Parce qu'à vingt ans on ne fait pas toujours les bons choix, j'avais renoncé, pour des raisons personnelles, à vivre une année Erasmus à l'étranger. Je le regrette aujourd'hui, car ça aurait été une formidable occasion de découvrir d'autres cultures, d'autres façons de penser et concevoir l'action publique, pour ensuite interroger mes propres pratiques et progresser … ce que je m’efforce de faire malgré tout !

Aujourd’hui encore plus qu’hier, chaque corde ajoutée à son arc compte, et peut faire la différence. Peu importe que votre voie soit déjà tracée ou que vous hésitiez encore, l’essentiel est que votre formation et vos expériences soient riches et se conjuguent pour apporter ce je-ne-sais-quoi qui retiendra l’attention d’un futur recruteur.

Un autre conseil : entretenez votre réseau, développez vos contacts, misez sur l'intelligence collective et la transversalité, vous aurez peut-être un peu à perdre - du temps, de la facilité - mais beaucoup à gagner - de la qualité, de la profondeur, de la cohérence.

La formation dispensée par Sciences Po Grenoble, pluridisciplinaire et exigeante, développe l’esprit critique, aide à prendre du recul à l’égard des faits et des idées, à cerner l’essentiel sans oublier les détails : sachez exploiter ces atouts avec discernement, finesse et modestie, quels que soient votre parcours et vos (futures) missions, et ne jamais rien considérer comme acquis.

Et pour la suite, quels sont tes projets, tes envies ?

Mon domaine d'activité actuel - les transports et déplacements - me passionne, et je ne crois pas en avoir fait le tour, après - seulement... et déjà - quatre années à la Région. La préparation et le suivi du transfert, puis de la délégation, des compétences départementales de transport interurbain et scolaire nous occupe depuis plusieurs mois, et m'offre l'opportunité de m'aguerrir sur ces sujets. Je reste néanmoins en veille sur les offres d'emploi territorial, et ne m'interdis pas de conjuguer ce centre d'intérêt avec d'autres, y compris sur un poste d'encadrement : quoi de plus motivant que guider une équipe vers un projet commun, la faire progresser et progresser avec elle !

Aksel SALMAN
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29/06/2017

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