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  « Diplômé post-Admission à l'INET »

 

Julien FRAYSSE (2014 SP - Carrières publiques)

Je m’appelle Julien Fraysse. J’aurai 24 ans très bientôt, le 1er mai exactement, juste avant ma rentrée à l'institut national des études territoriales (INET) qui forment les élèves administrateurs territoriaux, cadres de direction dans la fonction publique locale. J’habite actuellement Valence et j’ai effectué l'ensemble de mes études supérieures à Sciences-Po Grenoble, je suis diplômé du Master carrières publiques de l’IEP

Je voudrais commencer en vous expliquant pourquoi je souhaitais devenir administrateur territorial :

- Tout d’abord, Mon choix est un choix construit progressivement mais de manière claire. Durant mes études, cela s’est traduit par une sélection d’options de cours et de travaux (petite étude de groupe sur le tramway E grenoblois), et 2 stages dans des CT dont un d’1 semestre. La confirmation de cette inclinaison s’est faite beaucoup lors de ces stages. On m’a à cette occasion proposé de continuer dans le service en candidatant sur un poste de contractuel : on sait à ce moment-là que l’on est dans la bonne voie, surtout lorsqu’on se sent à sa place dans cet environnement territorial, très riche et varié.

- Ensuite, ce choix est ensuite un choix affirmé : je n’ai présenté aucun autre type de concours sauf celui d’Administrateur du Sénat, car cette assemblée est selon la constitution elle-même, la « maison » des collectivités locale. L'INET était donc spécifiquement ce que je visais, et je suis ravi de l'avoir obtenu. Comme expliquer cet attrait pour le local ? En fait, je suis intéressé par la conception et la mise en œuvre de Politiques Publiques et je pense que c’est dans les collectivités que l’association entre les 2 est la plus riche en la matière (sans être forcément le plus facile, loin de là) ; le lien entre vision prospective et attentes de terrain me semble très fructueux, et cela a été conforté par mes expériences. La principale clé est d'arriver dans la territoriale avec une motivation et des connaissances correctement mises en avant pour être utile à la collectivité. L'IEP vous donne des outils, à vous d'avoir la confiance, l’humilité et l'envie de passer à la pratique !!

Je sais que c’est plutôt une position rare chez les étudiants des IEP que je connais, mais si vous êtes passionnés par l'un des pans spécifique de l'administration, n'hésitez pas à en parler à certains de vos enseignants, vous trouverez quelques « tuteurs » implicites aux oreilles compréhensives. Ensuite, dans ces moments cruciaux où l'on choisit son avenir professionnel, il faut savoir se construire ses propres références. J'ai par exemple assisté aux ateliers des cadres Territoriaux aux ETS (Entretien territoriaux de Strasbourg) et mené une veille personnelle sur la documentation (semaine juridique, localtis, petits ouvrages sur les systèmes productifs locaux….).

Sciences-po et particulièrement la PENA donne des fondements, à vous de compléter votre spécialisation et de montrer que vous êtes capables de passer à l'étape suivante, celle du métier. Une telle approche est appréciée à la fois aux écrits et surtout aux oraux des concours. Bien sûr qu'il y a en partie un format à suivre, un savoir-être et un savoir-faire, mais la personnalité entre en ligne de compte beaucoup plus qu'on ne le croit, et au final, c'est ce qui permet de concrétiser, en même temps que les soubassements sont acquis grâce à la formation de l'IEP. Les deux éléments, méthode et approche individuelle, finissent par aller en synergie, donc il ne faut pas céder aux frustrations intermédiaires! Je viens d'effectuer ma pré-rentrée comme élève administrateur territorial il y a quelques jours, et croyez-moi, le jeu en vaut la chandelle lorsque l'on arrive concrètement là on l'avait désiré, et que cela est encore plus passionnant qu'on ne l'avait imaginé !

- Mon choix est enfin un choix profond et personnel depuis tout petit… Déjà, au CM1, le voyage à l'Assemblée nationale avait été pour moi vraiment fascinant, pour ce que j'en comprenais, tandis que mes camarades de classe préféraient regarder les petites distractions de nos représentants avec leurs stylos (on dirait aujourd'hui, 15 ans plus tard, avec leurs tablettes tactiles!). C'est donc naturellement que je me suis dirigé vers la chose publique, l’IEP de Grenoble, puis peu à peu vers le choix d’un positionnement spécifique celui du fonctionnaire, du professionnel auprès de l’élu local. Bien sûr, il ne faut pas craindre le voisinage des élus dans cette vocation territoriale, mais l'administration offre d'autres horizons pour ceux davantage intéressé par le management de la santé, la sécurité, le Trésor… Quant à moi, je souhaitais amalgamer au maximum compétences stratégiques et techniques, Bref être à la fois dans la planification et la réalisation et pour cela, la territoriale ouvre à merveille ces opportunités opérationnelles !

- Mais cela n'empêche pas une passion toujours renouvelée pour la théorie, et particulièrement la philosophie politique. J'ai réellement trouvé de l'intérêt à élargir mes connaissances sur le champ politique et la chose publique en général : Tout au long des cinq années d'IEP, je pense que c'est la diversité des matières, donc des visions du monde, qui font la force de l'institut. Bien sûr, pour compléter toutes les approches générales, un temps fort d'approfondissement de notre sujet de prédilection est toujours très appréciable, en l'occurrence le mémoire de troisième année (Dans mon cas le thème de l’histoire des idées politiques autour de la révolution de 1848).

Au final, l'IEP a vraiment permis, pour moi en tout cas, le balancement entre connaissances générales et focalisation personnelle, actualités et prises de recul. C'est cet équilibre qui est le plus difficile à atteindre, mais j'espère qu'il le sera le plus souvent possible pour tous les nouveaux étudiants, car c'est lui qui est le plus épanouissant lorsque l'on choisit cette voie !

Pour preuve que ceci n'est pas un empilement artificiel de termes laudatifs, je conclurai simplement en indiquant que j'aurais plaisir, si l'occasion m'en est donnée un jour, de revenir à Sciences-po Grenoble donner quelques indications que ce soit sur de la théorie (l'histoire des idées politiques) ou de la pratique (les collectivités territoriales).


Julien FRAYSSE
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08/04/2015
      

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