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  « Partir en V.I.E. aux USA, le choix stratégique
de Jessica Porre »

 

 

Il y a ceux qui ont toujours su qu’ils avaient une vocation, et puis il y en a d’autres qui la découvrent en chemin. Je fais plutôt partie de deuxième catégorie et c’est Sciences PO Grenoble qui m’a aidé à la découvrir et à la faire grandir. Aujourd’hui, je crois non seulement que sa vocation on la découvre au fur et à mesure mais aussi qu’on en a plusieurs et c’est ce pourquoi je travaille aujourd’hui : accompagner les organisations dans leurs évolutions et les hommes et les femmes dans leur développement professionnel et ce, dans le respect de valeurs économiquement et socialement responsables.

Mon orientation, je l’ai construite au fur et à mesure. A la base, je voulais être journaliste économique. Au cours de la troisième année à Sciences PO et notamment grâce à des stages, je me suis rendue compte que je voulais avoir un rôle actif sur les questions de l’emploi et du travail qui étaient celles qui me passionnaient le plus dans la section PES. Je me suis alors orientée vers le master Ingénierie Juridique et Financière option Organisations privées pour apprendre les fondamentaux de la gestion financière d’une entreprise.
Ce sont ensuite les deux dernières années à Sciences PO en master qui ont confirmé mes choix : un séjour en Ecosse, un stage en Ressources Humaines Généralistes à Marionnaud Italie a Milan et surtout l’année d’apprentissage au Département Corporate RH Formation au sein du groupe Société Générale à Paris.

Au cours de ces expériences, j’ai toujours été confrontée à trois thématiques quelle qu’aient été mes missions : d’une part, l’internationalisation grandissante des activités des entreprises comme facteur de croissance, d’autre part la rationalisation des coûts comme critère d’exigence pour les prochaines années, et par conséquent, la nécessité pour la fonction RH de prouver sa capacité d’adaptation et sa force de mobilisation. L’internationalisation des entreprises françaises est devenue un axe stratégique incontournable.
La majorité des groupes du CAC40 réalise deux tiers de leur chiffre d’affaires à l’étranger (+66% du C.A.) et la moitié de leurs effectifs se situent hors de France. L’internationalisation est donc aujourd’hui au cœur des changements économiques, sociaux et culturels qui se profilent et dans ce contexte, la fonction Ressources Humaines est un pilote essentiel dans l’accompagnement du changement.

Consciente de ces enjeux et ayant toujours été attirée par l’international, j’ai poursuivi les études avec un mastère spécialisé en Ressources Humaines Internationales. Cette formation était en quelque sorte une exigence professionnelle pour maîtriser les outils RH à l’international et développer l’expertise indispensable pour piloter des projets RH internationaux. J’ai donc réalisé le mastère spécialisé « Gestion des Ressources Humaines et Mobilité internationale » aux Arts et Métiers à Paris co-accrédité par l’ENS Cachan dans l’optique d’évoluer à termes sur des projets RH internationaux.
Ce dernier offre une formation complète en RH et c’est le seul aujourd’hui à offrir une expertise technique en mobilité internationale c’est-à-dire dans l’accompagnement des organisations et des salariés qui partent a l’étranger. On apprend vite en mobilité internationale que chaque situation est unique et c’est la diversité des domaines sur lesquels on peut intervenir (droit du travail fiscalité, immigration, Comp&Ben, carrière, gestion des transitions et accompagnement du changement) et la dimension multiculturelle qui m’intéressent. Envoyer un Malaisien aux Etats-Unis, un Mexicain au Canada, ou un Américain en Chine, nécessiteront une préparation organisationnelle et humaine propre à chaque mouvement. J’ai fini ce mastère spécialisé avec le sentiment d’avoir trouvé ma voie et avec la fierté de finir majore de ma promo et majore sur les 15 dernières années depuis la création du mastère.

Apres avoir continué sur une mission avec Alstom ou je gérais le personnel expatrié sur la zone Europe Moyen Orient et Afrique, j’ai souhaité vivre aussi l’expatriation de mon côté pour pouvoir mieux appréhender les attentes et les besoins des entreprises et des salariés.
Je suis donc aujourd’hui en VIE à Dallas, Texas, aux Etats-Unis pour le groupe aéronautique Safran. Je gère les expatriés du Groupe sur la zone Nord-Amérique et j’apporte assistance et conseils à nos filiales aux Etats-Unis et au Canada sur les questions liées à la mobilité internationale.

Le statut de VIE permet d’avoir rapidement des responsabilités, d’être totalement opérationnelle en anglais et d’apprendre de nouvelles méthodes de travail.
Sur le plan professionnel, ce VIE m’a permis de voir une autre facette de mon métier et d’être totalement immergée dans la culture de travail américaine. Le travail aux Etats-Unis se caractérise par exemple par une certaine fluidité des mécanismes d’emploi, une rapidité des mouvements du personnel et un dynamisme important dans les relations de travail.
Le contrat de travail dit « at will », qui est la règle sur le marché du travail américain, fluidifie clairement les mécanismes de rupture de contrat de travail et ce des deux côtés, employeur et employé. Dans l’heure, un salarié peut poser sa démission et partir et inversement.
Cette fluidité implique à la fonction RH un renforcement de la stratégie au niveau du recrutement ainsi qu’un développement décuplé de la stratégie de rétention et de fidélisation du personnel. La fonction RH doit être réactive et aussi créative, et on a par exemple beaucoup à apprendre des techniques de management américaines, de l’importance du positivisme, à la valorisation de la prise du risque ainsi qu’à l’encouragement continu des équipes.

Sur le plan personnel, il est intéressant d’expérimenter les clichés qu’on peut avoir sur les texans outre-Atlantique, en passant par l’univers impitoyable de Dallas, les cow-boys, les rodéos, à la culture des armes. Quand on arrive au Texas, on comprend assez vite les particularités de cet Etat ne serait-ce que par ces slogans « everything is bigger in Texas », « don’t mess with Texas », « we don’t dial 911 ». Tout est disproportionné par rapport à la France, la nourriture, les espaces, les voitures, même la politique… j’ai vécu la campagne présidentielle en direct depuis le QG démocrate de Dallas et ce, dans l’un des Etats les plus républicains des Etats-Unis, un vrai show politique !
En tout cas, je n’ai jamais été aussi bien accueillie qu’au Texas et c’est un Etat qui mérite vraiment qu’on s’y intéresse de plus prés pour ses fortes influences amérindiennes, Afro-Américaines, et hispaniques qui font que le Texas a développé une identité forte et dispose d’une vraie culture du folklore.

Et bizarrement, je n’ai jamais eu le sentiment de comprendre aussi bien notre culture française que depuis que je suis aux Etats-Unis, je ne me suis jamais sentie aussi française depuis que je suis loin de mon pays. L’expatriation c’est peut-être aussi partir pour mieux revenir.

Je recommande donc fortement cette expérience et je serai ravie d’apporter quelques « tips » aux étudiants sur les RH, les Etats-Unis, le VIE ou tout simplement pour échanger.

Jessica PORRE
International Mobility Specialist
jessica.porre@gmail.com

05/12/2012

      

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