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  « Jeff Jacquin, grand manitou du sport à l'IEPG »

 

1999. Le franc s’apprêtait à disparaitre, vous étiez probablement plus préoccupés par vos Pokémons que par la cotation du Yen face à l’Euro. La France était championne du monde de football et à l’IEP de Grenoble, une petite révolution était en marche. Un poste de professeur de sport était créé au sein même de l’IEP. Jean-François « Jeff » Jacquin faisait son entrée dans la « maison ». Treize ans, beaucoup de travail et trois titres de champion de France plus tard, rencontre avec le Grand Timonier du Sport IEPien.

Jeff, comment a évolué le sport à l’IEPG depuis ton arrivée ?

Lorsque que je suis arrivé, j’ai tout de suite pu constater que le Crit tenait -déjà- une place importante. Mais pas seulement. Les championnats FFSU étaient eux aussi développés. L’IEP avait déjà des équipes sportives, mais le gâchis était énorme : beaucoup de bons sportifs n’étaient pas repérés et ne venaient même pas au Crit ! Grenoble était chaque année entre la 4ème et la 5ème position, le potentiel était là. Il suffisait de l’organiser. J’ai donc eu l’ambition d’associer pleinement les étudiants à la préparation du Crit, mais aussi au sport en général. J’ai décidé de créer des capitanats pour les équipes de sports collectifs. Mon objectif était de gagner, un jour, le Crit.

L’idée : que les étudiants prennent leur pratique sportive en main. Je n’aurai jamais cru qu’ils s’impliquent autant. La création de l’AS, la volonté de certains sportifs, capitaines, membre de l’AS ou non, tout ça a fait franchir un cap au sport Grenoblois. Nous avons de 10 à 15 fois moins d’étudiants que Sciences Po Paris, et pourtant, c’est nous qui arrivons, chaque année, les mieux préparés au Crit !


Puis arrive 2007, et la première victoire de Grenoble, à domicile…

2007, c’était un Crit exceptionnel, à plusieurs égards. Tout d’abord sur l’organisation : c’est le premier des Crits immenses, avec beaucoup de supporters et une énorme logistique à mettre en place de la part de l’équipe qui organise. Sur le Crit 2007, quinze étudiants ont travaillé pendant une année entière pour préparer l’évènement ! Et là, première victoire, le déclic, nous n’avons plus quitté le podium depuis. Sur le plan sportif, le Crit 2007 est également une référence. C’est le premier Crit sans mercenaires (des sportifs recrutés pour jouer pour un IEP, mais qui n’y sont pas étudiants, ndlr.)


Grenoble n’a jamais quitté le podium du Crit, mais a aussi affronté des déceptions…

On parle de la deuxième place de l’an dernier [rires]. C’est vrai que finir second, à quinze petits points de Paris, c’est rageant. Mais ça serait trop facile d’accuser tel ou tel sport, telle ou telle préparation. Le volley masculin qui ne passe pas les barrages, les rugbymen qui échouent aux portes des demies pour une question de goal-average (la différence entre les points marqués et les points encaissés, ndlr), ça ne me gène pas, au contraire. Ils ont bossé, ils se sont investis, ils peuvent être fiers de leur parcours. C’est ça le plus important. Si le sport a toute sa place dans une formation comme celle de l’IEP, c’est parce qu’il apprend aux étudiants à développer des qualités qui leurs seront demandées dans le monde de l’entreprise. Relations humaines, solidarité, dépassement de soi et gestion du stress, ce sont des valeurs que les sportifs, les capitaines, les membres de l’AS acquièrent sans même sans rendre compte, et qui leur serviront tout leur vie.

L’an dernier, là où on perd, c’est que les autres sont meilleurs, c’est tout. On pouvait difficilement arriver mieux préparés, comme je l’ai dit, les capitaines font un travail remarquable. Le seul secteur où nous sommes passés complètement à côté dans la préparation, c’est l’athlétisme garçons. Là, il y a eu un sérieux recadrage, parce que ça n’allait pas du tout.


Alors cette année Jeff, on gagne le Crit hein ?


[Rires] Cette année, on a quand même perdu de très bons joueurs dans beaucoup d’équipes. C’est encore trop tôt pour juger la qualité du renouvellement. Ce qui est sur, c’est que les équipes sont dans une vraie dynamique de travail. Ce qui fonctionne très bien à Grenoble, c’est qu’à l’AS comme dans les équipes, les capitaines qui partent transmettent réellement le flambeau à des personnes compétentes, motivées pour les remplacer. Comme ça, on ne repart pas de zéro.

Je regrette simplement que certains sports, comme la danse, le badminton, le tennis de table ou la natation soient menacés ou aient déjà disparu du Crit. Parce que ce sont des sports où nous sommes les meilleurs, certes, mais surtout parce que quand vous avez des gens qui s’entraînent toute l’année pour le Crit, c’est injuste de leur dire qu’ils ne pourront pas défendre les couleurs grenobloises.

 

Propos recueillis par Simon Malfatto
Association sportive de l'IEPG
http://www.asiepg.com







Mis en ligne le 23/10/12

      

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