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« Directeur des Ressources Humaines »

 

Entretien avec Sébastien BONNEFOY (2000 SP) – DRH Toulouse Métropole et Mairie de Toulouse

Qu'est ce qui vous a amené à faire un IEP ? Celui de Grenoble ?

Les matières proposées par les IEP m'intéressaient énormément : sciences politiques, histoire, droit et économie. Évoluer dans un établissement où les professeurs, les étudiants seraient soucieux du fait politique me semblait être un environnement stimulant pour faire des études. Même si je n'étais guère militant, la politique m'a toujours passionné.

Je n'ai pas spécialement sélectionné l'IEP de Grenoble. C'est le jeu des concours qui a fait que je me suis retrouvé à Grenoble. Mais ce fût de bon augure : je suis originaire de Saint-Étienne et l'IEP de Grenoble avait une bonne réputation. De plus, j'avais effectué des classes préparatoires hypokhâgnes au lycée Champollion et m'étais déjà familiarisé avec la capitale iséroise.

Cela a-t-il été un choix pertinent ? En gardez vous de bons souvenirs ?

Je conserve d'excellents souvenirs de mon passage à Grenoble. J'y ai fait de formidables rencontres. Des amitiés riches et pérennes, que je conserve encore aujourd'hui. Les contenus des cours étaient excellents, les professeurs brillants. L'encadrement des étudiants était bien équilibré : nous étions à la fois suivis et autonomes. Le cadre de vie était agréable.

Intéressé par le droit public, je me suis naturellement dirigé vers la section Service Public. Une fois l'IEP terminé, j'ai rejoint sur sélection, la Prép' ENA de Strasbourg. Les cours y étaient de grande qualité et la quantité de travail importante.

J'ai finalement passé des concours et obtenu celui d' « attaché territorial puis celui d'administrateur territorial » (INET). J'ai réalisé une formation d'application initiale de 18 mois à Strasbourg. Dès le lendemain de cette formation, chacun doit se débrouiller pour trouver un poste. C'est une période formatrice ! Il faut apprendre à réseauter, à se vendre … Les stages et les projets collectifs sont utiles aussi pour le démarrage de la vie professionnelle.

C'est-à-dire !

Je suis sorti de l'INET à 25 ans, fin 2004. Le domaine des Ressources Humaines (RH) me plaisait. J'ai trouvé un poste de cadre des RH au Conseil Général de l'Isère (collectivité de 4000 agents). J'étais adjoint de la direction, en charge des relations sociales et de la communication interne.

Au terme de l'année 2007, je change de poste. Je me retrouve DRH d'une collectivité plus petite : le Conseil général de l'Allier. Et en 2011, je rejoins Toulouse où j'occupe le poste de DRH de la Ville et de la Métropole. Toulouse est une ville dynamique, en plein boom ! Les deux structures emploient 13000 agents, ½ millard d'euros de masse salariale, 250 métiers !

Il s'agit du poste que vous occupez actuellement ? Les missions vous plaisent ?

Je m'éclate aujourd'hui ! Bien que les agents se plaignent souvent, le travail est passionnant ! Il se situe aux carrefours des décisions politiques des élus, de la direction générale des services, mais aussi des autres directions, des autres services, des organisations syndicales... J'ai l'avantage de faire un métier intrinsèquement lié aux décisions politiques et administratives sans être déconnecté de la réalité.

En effet, les lieux de travail sont des lieux de vie. Il est nécessaire d'observer et de comprendre les gens sur leurs lieux de travail. C'est pourquoi j'essaie, le plus possible, d'aller à leur rencontre. Dans mon métier comme ailleurs il est important de rester le plus humain possible et d'aller à la rencontre de l'autre.

Votre métier a évolué depuis vos premières expériences ?

C'est exact ! Prenons un exemple. En ce moment, nous vivons une petite révolution dans les collectivités locales en France. Elles doivent dorénavant contribuer au redressement des finances publiques du pays et disposent de moins de ressources. Il faut faire mieux avec moins ! On parle dorénavant de performance, d'approche par la qualité et les coûts.

Il faut trouver de nouvelles solutions, innover. Et nous devons parfois faire des choix qui bousculent, tel le non remplacement des départs en retraite. Les gens râlent …Les collaborateurs perçoivent parfois les RH comme un département qui bride les agents dans leurs souhaits. « Non aux augmentations … Non aux mobilités ... ». Nous disposons d'une marge de manœuvre restreinte pour agir mais essayons toujours d'aider, de conseiller, de soutenir les agents du mieux que nous pouvons. Notre fonction première : accompagner le changement.

La fonction RH demeure vraiment passionnante et suscite toujours autant de vocations auprès des étudiants.

Avez-vous des conseils à donner aux étudiants de l'IEP de Grenoble ?

Oui bien sûr !

Je les invite à multiplier les expériences, même courtes, les jobs d'été, les stages. Les parcours professionnels (alternance, apprentissage) sont également très formateurs : ils allient théorie et pratique et permettent à l'étudiant, au sortir de ses études, de valoriser une réelle expérience professionnelle.

Mais surtout, il faut croire en soi, se jeter à l'eau, essayer, échouer... Et recommencer ! Il faut être curieux, audacieux et ne pas hésiter à aller vers les autres, demander à rencontrer des gens, des anciens diplômés, des professionnels ! Et un jour, ça finit par payer !

Entretien réalisé par AUBIN WEISSMULLER
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13/12/2016

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