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  Une divine joie de vivre

 

Isabelle Plumey, 1991 PO
Ne l’appelez plus Isabelle Plumey mais sœur Philippine. Un nouveau nom pour une nouvelle vie. Et le choix de cette nouvelle identité s’est imposé de lui-même : Saint Philippe était connu pour la profonde joie qui l’habitait. Une joie qui transpire dans chaque phrase prononcée par cette ancienne de la maison Sciences Po (SP 91) lorsqu’elle nous raconte son histoire.


Sœur Philippine (2ème rangée, 3ème en partant de la droite)

 

Une vraie chaleur dans la voix, des éclats de rires... tenir une conversation avec sœur Philippine vous met forcément de bonne humeur. Vous intrigue aussi. Pourquoi une jeune femme de 26-27 ans décide soudainement de devenir religieuse ? Isabelle Plumey intègre l’IEPG en 1987 après avoir passé une année en hypokhâgne à Annecy. Vite attirée par la vie universitaire grenobloise, elle en garde d’excellents souvenirs : « j’ai acquis une méthode de travail, un esprit de synthèse qui me sert encore aujourd’hui. Je me suis fait beaucoup d’amis même si je n’ai pas complètement adhéré à l’ambiance générale ». A cette époque, la pratique religieuse, elle ne connaît pas. Tout juste admet-elle être animée du sentiment de l’intérêt général, d’où son choix de la section service public.

Elle opte ensuite pour un DESS d’urbanisme à la faculté de Lyon. Et profite pleinement des charmes lyonnais, à commencer par l’opéra. A la fin de ses études, elle rentre à la communauté urbaine, chargée de la question des transports. Et va faire une rencontre qui va changer le cours de son existence…

« Une absolue certitude »

« Un jour, j’ai vu une collègue, qui rentrait de congés, radieuse. Intriguée, je me suis permis de lui demander la cause de ce rayonnement. Elle m’a répondu qu’elle rentrait d’une retraite religieuse et m’a invitée à participer à une séance de son groupe de prières ». Par curiosité, Isabelle accepte la proposition. Et va en être bouleversée : « au bout de 10 minutes, je pleurais des larmes de bonheur. J’avais l’absolue certitude de la présence de Dieu ». Dès lors, elle se rend tous les dimanches à la messe et accepte de se confesser. Sa vie professionnelle connaît aussi des remous : elle répond favorablement à une offre de la communauté urbaine de Strasbourg l’été 1995. Mais se retrouve seule, sans repères. Alors, elle se tourne vers un groupe de prières : « je n’avais que des amis catholiques ! ».

Après un temps d’hésitation, Isabelle Plumey décide de suivre une formation à la foi à la Famille Missionnaire de Notre Dame à Sélestat. « J’ai découvert le contenu de la foi, mon âme en a été touchée ». Isabelle commence à comprendre qu’elle va devoir prendre une décision, faire le choix de sa vie : « Non, je n’ai pas fait de choix. C’est Dieu qui m’a choisie. Cela peut paraître surréaliste mais j’ai compris sur l’autoroute entre Sélestat et Strasbourg. C’était précisément le 15 avril 1996 vers 21 heures. J’étais dans un état second, c’était une joie immense, une allégresse inimaginable ». Isabelle annonce sa décision à ses proches : son chef de service, ses parents et ses amis. A-t-elle conscience de faire des sacrifices ? « J’ai toujours voulu avoir un foyer, des enfants. Mais j’ai gagné le Christ. Une phrase de la Bible dit : « d’un amour éternel je t’ai toujours aimé »... »

« L’éducation des cœurs »

Isabelle Plumey entre dans sa Famille religieuse le 9 septembre 1996. Après trois années de postulat fondamental à la maison mère en Ardèche, elle fait des vœux temporaires qu’elle renouvellera par la suite. En septembre 2004, c’est la cérémonie des vœux perpétuels où elle s’engage à respecter les principes de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. « C’est très émouvant, on se donne à Dieu, c’est une sorte d’union matrimoniale spirituelle ». Exit Isabelle, place à sœur Philippine. Aujourd’hui, elle se trouve au Grand-Fougeray, dans l’Ille-et-Vilaine : « nous sommes une quinzaine de frères et de sœurs, avec un père et une mère supérieurs. On accueille beaucoup de monde, en les aidant à prier et en essayant d’éduquer leurs cœurs ».

Toujours avec le sourire, sœur Philippine refuse de considérer que l’Eglise actuelle est moribonde et regrette l’image véhiculée par les médias. « Si je devais donner un conseil aux étudiants de l’IEP, ce serait de lire en toute objectivité les écrits de Jean-Paul II. C’est tellement juste ! ». A bon entendeur…

 

Pierre Nigay
2009 PO - Journalisme : 2009


Interview tirée du Magazine n°41 (Décembre 2008)

      

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