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  « Administrateur à l'Organisation Maritime Internationale »

 

Olivier BUSSON (PO 1993)

Vous travaillez à Londres pour les Nations Unies, à l'Organisation Maritime Internationale (OMI) : comment avez-vous été amené à travailler ici ?

En effet, ce n'est pas banal, nous ne sommes que deux administrateurs français en poste à l’OMI ; pour une grande nation maritime comme la France, c'est finalement assez peu.

Mais il n’y a pas de hasard, lorsque j'étais chef du bureau de l'emploi et de la formation maritimes au Ministère du développement durable, des transports et de la mer, je consacrais 90 % de mon temps à insérer en droit français des dispositions de droit international. C'est une évidence pour chacun, qu'il est parfois nécessaire de rappeler: de plus en plus de normes sont établies au niveau international et les marges de manœuvre nationales se réduisent. Il est donc essentiel d'être présent au sein des instances internationales où tout se fait, tout se décide. Et, par essence, nous travaillons sur des sujets en pointe, comme par exemple les normes à établir pour anticiper l'utilisation croissante des routes maritimes polaires ouvertes par la fonte des glaces.

L’adoption de normes internationales a permis un renforcement notable de la sécurité maritimeainsi qu’une diminution des risques de pollution maritime, même si des drames humains ou écologiques restent possibles.

Et puis, c'est passionnant de travailler au quotidien avec des collègues venant de tous les pays du monde ; c'est une chose de vivre à l'étranger, une autre de rencontrer des personnes de cultures aussi variées.

Qu’apportez-vous à cette institution ?

Une expérience, une technicité, mais aussi une polyvalence. Autant de critères que l'on remplit en général lorsque l'on est administrateur des affaires maritimes et que l’on a occupé des postes variés. Ce qui fut mon cas.

Après un cursus généraliste à Sciences Po et en Droit et la réussite au concours, j’ai suivi la formation très complète de l’Ecole nationale supérieure de l’administration et de la sécurité de la mer (ENSAM), qui comprend notamment une période de navigation à bord de navires de la marine de commerce, de pêche et de guerre.

J'ai eu la chance d'occuper de nombreux postes, tous très formateurs : au Secrétariat général de la mer puis comme directeur départemental adjoint des affaires maritimes du Morbihan et directeur des affaires maritimes de Mayotte. A mon retour, je fus en charge de la planification de l'éolien en mer en Bretagne, puis chef du bureau de l'emploi et de la formation maritimesavant d'être affecté à l’OMI.

Avant mon affectation londonienne, l’une des expériences les plus marquantes fut sans doute Mayotte. J'y étais au moment où l’attention des pouvoirs publics et des medias s est davantage focalisée sur cette terre française d’Afrique, entre 2005 et 2009. Mayotte n’avait sans doute jamais vu autant de délégations ministérielles, de missions parlementaires et consulaires se succéder pour préparer au mieux sa départementalisation, effective depuis 2012. J’ai été heureux de participer à cette aventure et en ai écrit le récit dans un ouvrage publié chez L’Harmattan (La Pêche à Mayotte. Entre archaïsme et post-modernité. Paris, 2011).

Ce fut davantage qu’une affectation en fait : une véritable tranche de vie. Les photos que j’ai pu y faire ont été exposées au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) ; j’ai participé aussi à la Coupe d’Afrique de Rugby à Maurice et aux Jeux des Iles de l’Océan indien à Madagascar, où j’ai joué devant près de 25 000 personnes ! Petit clin d’œil à cette occasion à tous ceux qui sont passés par la « glorieuse » équipe de rugby de l’IEP !

Ainsi, j'ai travaillé aux niveaux local, départemental, régional, interrégional, ministériel, interministériel, ultra-marinet maintenant international !

Les domaines d’intervention sont aussi très variés puisque l’on est amenés à travailler dans les champs économique, règlementaire, social, environnemental et l’on peut aussi exercer des responsabilités opérationnelles lors des missions de sauvetage en mer et de police des pêches par exemple.

Le dénominateur commun à toutes ces affectations ? Les relations humaines, qui font tout. Et en cela, Sciences Po est un atout majeur.

Justement, en quoi votre passage à l'IEP vous a-t-il été utile pour arriver jusque-là ?

Je crois que l’on trouve à Sciences Po… ce que l’on vient y chercher. Certains viennent y chercher un métier et en trouvent un. D’autres viennent en chercher un et en trouvent un autre… Moi, j’y ai trouvé une formidable opportunité pour évoluer.

Issu d’une famille modeste d’origine juive maroco-algérienne côté paternel et catholique polonaise côté maternel, je ne pouvais que m'intéresser à la politique qui, au-delà des individus, fait mouvoir les peuples, et me mettre au service de la France qui fut le carrefour et le creuset où je suis né.

Ces origines m’ont donné en tous cas à la fois un goût viscéral de la France et du service public mais aussi l'arrachement identitaire suffisant pour être pleinement ouvert au monde.


Olivier Busson (PO 1993)
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Quelques publications:

La Pêche à Mayotte. Entre archaïsme et post-modernité. Paris, L’Harmattan, 2011.
L'emploi et la formation maritimes en France. Paris, Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement. Mars 2012, 44 p ill.

 

17/06/2013
      

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