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  « Project Manager »

 

Géraldine NEE (SP 2001), Project Manager à la Commission Europeenne à Bruxelles.

Géraldine, tu as été diplômée de l'IEP en 2001, et tu es depuis 2002 à Bruxelles ?

Oui je suis arrivée à Bruxelles pour effectuer mon stage de DESS, intitulé à l'époque « Politiques publiques en Europe », effectué à l'IEP de Strasbourg juste après mon diplôme à Grenoble... et j'y suis restée.

Et l'IEP, pourquoi Sciences-Po tout d'abord ?

J'ai toujours été à la fois très intéressée et attirée par la politique et j'avais Sciences-Po en tête depuis mes 13 ou 14 ans. J'avais trouvé plein de références dans le QUID (!) sur les différents IEP et après un Bac ES, j'ai fait une prépa littéraire à Dijon, pour – avant tout - acquérir des méthodes de travail, et je suis arrivée à Grenoble en 1997.

A l'IEP, j'ai vraiment aimé les enseignements variés, les profs, j'étais ravie d'avoir réussi à étudier là où je le voulais. J'ai suivi la section Service Public parce que les cours de SP me semblaient très complets et aussi car je pensais initialement me destiner aux concours de la fonction publique, répression des fraudes ou douanes m'intéressaient particulièrement. Enfin, je rêvais de politique, d'être attachée parlementaire, mais la raison a fait que je considérais aussi les concours comme une option plus sûre. J'aimais particulièrement les cours d'histoire et de sciences politique. Ce furent trois années particulièrement studieuses, je n'ai d'ailleurs pas assez profité de la région, des montagnes, de l'offre culturelle de la ville... Puis j'ai choisi de partir une année en Erasmus en Allemagne, sur les conseils de mon prof d'allemand de l'IEP. Une année nettement moins studieuse, mais extrêmement enrichissante et utile.

A mon retour, j'ai fait un mémoire sur les projets allemands de Constitution européenne, le contexte européen en 2000-2001 était très différent d'aujourd'hui ! J'ai rencontré plusieurs députés européens pour mon mémoire et cela a vraiment conforté mon rêve de devenir attachée parlementaire, de travailler au contact du politique. Le cours sur l'Union européenne en 2e année, l'année Erasmus à Konstanz, mon intérêt pour les langues m'ont ensuite amenée à Strasbourg, pour le DESS (Master aujourd'hui) sur les politiques de l'Union européenne.

A Bruxelles maintenant, tu travailles pour l'Union européenne ?

J'ai commencé par un stage dans une association de collectivités locales européennes puis j'ai enchaîné avec un stage à la Commission européenne, DG Politique régionale. J'ai travaillé ensuite un an pour le bureau des régions Bretagne et Pays de la Loire à Bruxelles. Les élections européennes de 2004 sont arrivées et j'ai eu de la chance... Mon CV a été retenu par une eurodéputée sympa, humainement formidable et qui avait une grande expérience politique, élue de la grande région Nord-Pas de Calais. J'en ai profité pour découvrir cette chouette région aussi, ses habitants, ses institutions.

Ma députée était membre de la COBU, la Commission des Budgets du Parlement européen, et suppléante dans celle du Développement régional. La COBU, très ardu pour les premiers pas au Parlement européen, mais tellement essentiel pour comprendre le fonctionnement de l'UE et utile pour la suite... Donc cinq années entre Bruxelles et Strasbourg, avec beaucoup de voyages dans toute l'Europe, notamment grâce à la commission du Développement régional pour voir sur place l'utilisation des fonds structurels. J'avais réalisé mon rêve : être assistante parlementaire.

J'ai ensuite rejoint la Commission européenne et la DG Energie, en tant que Project Officer chargée des réseaux trans-européens d'énergie (les TEN), je gérais les projets de l'UE en matière de gaz et d'électricité.

Cette expérience de Project Officer a été très utile pour comprendre la gestion des programmes de la Commission et j'ai rejoint en 2014 une agence exécutive de la Commission européenne (EASME), pour travailler cette fois pour le SME-Instrument, dans le cadre d'Horizon 2020, le programme de recherche de l'Union européenne pour la période 2014-2020. Ce fut un vrai challenge pour moi, un instrument tout nouveau, régi par des règles spécifiques (celles des programmes de recherche). Je suis heureuse de travailler dans cette unité, au service des PME de toute l'Europe. C'est vraiment intéressant de découvrir ces nombreux projets et d'aider à leur réalisation. Voilà pour mes activités actuelles.

Bruxelles est un endroit où j'ai recroisé quelques connaissances de Grenoble car de nombreux diplômés sont passés ou restés ici.

Que dirais-tu en conclusion de cette carrière dans les institutions européennes ?

Que je suis très heureuse de contribuer aux politiques de l'Union européenne et à leur mise en oeuvre. En effet... avoir le sentiment de travailler pour l'UE et ses citoyens, comme c'était déjà le cas au Parlement européen, est une grande source de motivation au quotidien. Je suis contente d'avoir expérimenté de l'intérieur ces deux institutions.

Vivre à Bruxelles est par ailleurs une chouette expérience, la vie en Belgique est sympa et le caractère très cosmopolite de la ville et des institutions est très agréable.

Je souhaite bonne chance à tous les étudiants de l'IEP intéressés comme moi à l'époque par la politique et l'Europe et ne peux que les encourager à tenter, à y croire même si la concurrence est importante... l'expérience en vaut vraiment la peine !

 

Géraldine NEE
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24/05/2016
      

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