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  « Comme Français, on a beaucoup de choses à donner, on est attendus »

 

Emmanuel BONNE (1992 SP)

Emmanuel Bonne est aujourd'hui conseiller diplomatique de François Hollande pour l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et les Nations unies, retour sur son parcours, ses ambitions, ses succès :
Elève de la section Service Public à l'IEP de Grenoble, il avait déjà pour projet de rejoindre l'administration, une vocation à être au service de l'Etat. Son intérêt pour l'aire géographique de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, déjà fort avant de rejoindre l'IEP, a grandi tout au long de son cursus. Il a donc choisi d'étudier davantage les affaires de cette région, avec une thèse de sciences politiques qu'il a préparée à Aix en Provence. Après avoir fait son service national en coopération à Istanbul, où il enseignait les sciences politiques à l'université de Marmara, il a été chercheur au Centre d'études et de recherches sur le Moyen-Orient à Beyrouth et a effectué de nombreuses missions sur le terrain, notamment en Syrie, au Liban et en Jordanie. Il a ensuite décidé de tenter le concours de conseiller des affaires étrangères (Orient) et l'a réussi. Il a alors rejoint la direction d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère des affaires étrangères, où il a été chargé des dossiers Iran et Irak.

Pourquoi l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient ?

Emmanuel Bonne décrit cette aire comme un monde à la fois proche et compliqué, difficile à comprendre mais plein d'attraits. Il estime qu'en tant que Français, nous y avons un rôle tout particulier à jouer.
Il a complété sa formation au Quai d'Orsay et y a acquis de nouvelles méthodes de travail et a pris des responsabilités opérationnelles, par exemple dans le contexte de la crise irakienne en 2003. Il est ensuite parti en poste à l'ambassade de France en Iran où il a été en charge du dossier nucléaire et des questions de politique étrangère. Il a par la suite pris de nouvelles responsabilités comme numéro deux de l'ambassade de France en Arabie Saoudite, où il s'est intéressé à de nouveaux dossiers (énergie, sécurité, affaires commerciales, défense) et a développé ses compétences administratives (gestion du personnel, coordination des services, animation d'équipe, représentation).

Passage à New York

Après l'Arabie, Emmanuel Bonne a été sollicité pour servir à la mission permanente de la France auprès des Nations unies. Celle-ci est l'un des postes les plus prestigieux du réseau diplomatique. Il y a exercé pendant trois ans les fonctions de conseiller politique et de coordonnateur du conseil de sécurité. A ce titre, il y a couvert l'ensemble des dossiers politiques, a dirigé l'équipe des experts français et a supervisé la négociation des textes au Conseil de sécurité. Il en garde le souvenir de négociations intenses et difficiles, souvent dans un contexte de crise (Libye, Syrie, Côte d'Ivoire, Soudan, Corée du Nord...), et a apprécié les règles particulières de la diplomatie multilatérale. Au Conseil de sécurité, il a mesuré toute l'influence que la France garde encore sur les affaires du monde.

L'appel de François Hollande

Après l'élection de François Hollande à la présidence de la République, Emmanuel Bonne a été appelé à rejoindre son cabinet au sein de ce qu'on appelle la cellule diplomatique. Selon lui, c'est pour servir le président qu'on devient son conseiller. Il faut donc partager ses idées et vouloir lui être utile en lui apportant ses compétences. Les membres du cabinet du président de la République exercent ainsi des fonctions qui sont à la fois politiques et techniques. Son poste a haute responsabilité consiste à travailler au contact direct du Président de la République, à préparer ses dossiers, à l'accompagner dans ses activités et ses déplacements, à alimenter sa réflexion et à lui fournir les éléments qui lui permettent de décider à son niveau.
Il travaille donc actuellement donc sur tous les dossiers concernant l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et les principales affaires en cours au Nations unies. La crise syrienne est le dossier qui l'occupe le plus. Mais il suit aussi le dossier nucléaire iranien, la situation en Libye, la coopération avec les pays du Maghreb, les relations avec les pays du Golfe et la question israélo-palestinienne. Il prépare aussi les grands voyages du Président de la République dans la région. Emmanuel Bonne rappelle que la cinquième République donne un rôle particulier au chef de l'Etat dans la définition de la politique étrangère mais souligne que la cellule diplomatique ne se substitue pas au ministère des affaires étrangères, qui est en le principal maître d'œuvre.
Son poste à l'Elysée est très exigeant sur le plan personnel et professionnel et demande une disponibilité totale. Mais il procure la grande satisfaction de servir le chef de l'Etat et d'être au plus près des grandes décisions politiques. Il restera à son poste aussi longtemps que François Hollande le voudra bien. Comme fonctionnaire de l'Etat, il retournera vers son administration d'origine lorsqu'il quittera la Présidence de la République.

Le mot pour les élèves de l'IEP

A tous ceux qui souhaitent s'orienter vers une carrière diplomatique, Emmanuel Bonne recommande d'être éclectique, de voyager et de se faire une opinion sur les affaires du monde. Ouvrez les yeux, ne cessez pas d'apprendre, soyez curieux. Emmanuel Bonne rappelle que "comme Français, on est attendus dans le monde, on a beaucoup à donner".
Le must-read d'Emmanuel Bonne : Diplomacy, de Henry Kissinger.

Interview réalisé par Hugo Schmitt, étudiant IEP, 2e année, POL

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08/07/2013

      

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