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« CONSEILLÈRE POLITIQUE »

 

Cécile MERLE (1998 SP), Conseillère Politique au Service Européen pour l'Action Exterieure (SEAE) à Brasilia.

En recevant l’une des dernières newsletters de l’Association, une nouvelle a attiré mon attention : celles de l’absence de portraits de femmes. L’interpellation de l’équipe a fait mouche : pourquoi pas moi ?

Alors je vous rassure, je ne vais pas faire un portrait glorifiant mon parcours mais plutôt partager quelques expériences et conseils qui m’ont permis d’occuper aujourd’hui mon poste de Conseillère Politique à la Délégation de l’Union Européenne à Brasilia, avant un retour à l’été 2021 à la maison mère (le Quai d’Orsay) sur Paris.

Tout d’abord, c’est en voulant entrer à l’IEP de Grenoble que j’ai compris l’utilité de donner ses coordonnées (conseil n°1). En effet, alors que j’étais sur liste complémentaire, c’est ma mère qui a reçu le coup de téléphone (mes parents résidant en Alsace) alors que j’étais à Lyon dans une école préparatoire pour l’ENS Cachan. La bonne nouvelle m’ayant été annoncée 3 jours avant la rentrée des classes, donc toujours, toujours laisser ses coordonnées !

Tout au long de mes études, j’ai essayé de privilégier des filières m’offrant le plus d’options possibles (conseil n°2). De fait, n’ayant pas de vocation précise à l’époque, la section Service Public de l’IEP m’est apparue comme celle me permettant de garder le plus grand nombre de portes ouvertes. Après mon diplôme, j’ai suivi un DESS Administration internationale (équivalent aujourd’hui à un Master) à l’Université Panthéon Assas mais j’ai préféré, par la suite, axer mes efforts sur les concours de la fonction publique. Revenue sur Grenoble, j’ai intégré la Prép'ENA afin de préparer un certain nombre de concours.

Beaucoup de ces concours avaient un tronc commun (culture générale, économie, droit, relations internationales, …). Ce n’est qu’au bout de la première année que j’ai rentabilisé la préparation, les efforts et le système de fiches ! A ce propos, il est nécessaire de garder un œil très, très averti (conseil n°3) sur le calendrier des épreuves. La première année j’ai raté la date butoir d’inscription aux concours des IRA. Heureusement, l’année suivante j’ai rentabilisé mon séjour à la Prép'ENA et, parmi les concours réussis, j’ai choisi l’IRA de Lyon (qui apparaissait comme offrant le plus de débouchés professionnels). A l’époque, de par le classement final, j’ai pu intégrer le ministère des Affaires Etrangères (une place par IRA).

En tant qu’Européenne convaincue, je dois rendre un hommage particulier au programme Erasmus (conseil n°4) et au soutien de l’équipe du Service des Relations Internationales de l’IEP de Grenoble (à l’époque avec la formidable Thora van Male). Mon année à l’Université de Warwick (UK) en 1996/1997 m’a permis non seulement d’améliorer mes connaissances linguistiques et culturelles mais surtout de porter un autre regard sur les études que je suivais et de préciser mon orientation professionnelle avec un premier goût concret de ce que pouvait être l’aventure européenne. J’en veux pour preuve mon passage aujourd’hui au sein du Service européen pour l'Action Extérieure.

Une fois entrée au Quai d’Orsay, j’ai essayé d’alterner les différents métiers que l’on peut exercer au sein du ministère (conseil n°5). D’abord affectée aux questions consulaires avec l’adoption internationale, j’ai alors intégré une direction géographique (rédactrice Haïti) pour m’affranchir de la labellisation « cadre d’administration » quand on sort des IRA. Par la suite, grâce à un bon timing du fait d’un nouvel accord France-Brésil sur les diplomates d’échange, j’ai pu être la première à travailler pendant un an au sein du ministère des Relations Extérieures brésilien (l’Itamaraty). Voir le fonctionnement interne et le processus de décision d’une diplomatie étrangère a été une expérience très enrichissante. Après trois ans au sein de la chancellerie politique de l’Ambassade de France à Brasilia, j’ai tenté la fonction de numéro deux à l’Ambassade de France au Paraguay. C’est, à ce jour, le poste au sein duquel j’ai exercé le plus grand nombre de métiers (politique, action culturelle, coopération, officier de sécurité, ressources humaines, consulaire…) compte-tenu de la taille de l’équipe (une quinzaine de personnes à l’époque) dans un pays fascinant et hors du temps. A mon retour en France, les fonctions de Chargée de mission se sont révélées être un autre défi avec certes un suivi de dossiers précis mais également des tâches au fil des besoins de la Direction des Amériques et des Caraïbes dont la Directrice était par ailleurs Haute fonctionnaire à l’égalité au sein du ministère.

Le Quai d’Orsay est aussi un espace au sein duquel on peut, au-delà de ses fonctions quotidiennes, essayer de se rendre utile (conseil n°6). La participation à certaines des cellules de crises en est un exemple. Je reste toujours admirative des agents qui travaillent quotidiennement au Centre de Crise du ministère. Lors de la mise en place des cellules, on peut y participer en tant que volontaire. On est surtout là pour écouter, sans forcément avoir la réponse aux interrogations de familles inquiètes du sort de leurs proches. Les exercices les plus éprouvants ont, sans aucun doute, été ceux des Cellules Interministérielles d’Aide aux Victimes (CIAV) hébergées par le Quai d’Orsay en novembre 2015 et en juillet 2016 lors des attentats terroristes à Paris et à Nice. On fait alors partie d’une grande famille solidaire en essayant d’aider là où on peut…

Je terminerai cette présentation par trois derniers conseils successifs si vous souhaitez ou avez récemment intégré le Quai d’Orsay :

  • Osez demander des postes (conseil n°7) et ne pas craindre la concurrence. On ne viendra pas vous chercher. Valoriser votre parcours. C’est un ministère au sein duquel on fait rarement deux postes identiques tous les 3-4 ans.

  • Si vous êtes déjà au sein du Ministère, passez le plus rapidement les concours en interne (conseil n°8), notamment le principalat, en profitant des préparations internes.

  • N’hésitezpas à partager votre expérience (conseil n°9) dans le cadre du mentorat, au sein de l’Association Femmes Et Diplomatie ou en participant aux jurys de concours.

C’est donc dans un contexte encore si particulier de pandémie que je souhaite à tous une année 2021 d’un bien meilleur cru que celle de 2020. Et pour reprendre la devise de l’Union Européenne, « Unie dans la diversité », j’oserais même un « Unis dans l’adversité » !

A bientôt dans les couloirs du monde !

Cécile MERLE
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05/01/2021

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