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« Accompagnement de la transition écologique »

 

Fleur MATTIO - Section Service Public, Master Techniques, Sciences, Décisions, 2012-2017

Mon portrait en plan détaillé :

I. Cinq ans à l’IEPG avec une multitude de présentations écrites et orales (sous de nombreuses formes mais souvent en deux parties et deux sous-parties)

1.A) Lectures et cours marquants : pour l’ouverture d’esprit, l’originalité et la finesse des analyses, les lectures et cours suivants : Féminismes islamiques de Zahra Ali pour le CS Politiques, Genres et Sexualités, Le Pouvoir d’indécision, La mise en politique des déchets nucléaires de Yannick Barthe pour la CM Politiques Publiques; la CM Droit constitutionnel de 1A, le CS Enjeux contemporains des sciences et techniques de 3A, les CM de master Technologie de l’information et Controverses éthiques

I.B) Mémoire de recherche pour le Séminaire Climat, Energie, Gouvernance et l’odeur Madeleine de Proust de livres neufs à chaque entrée de la Doc’

II. Cinq ans à Grenoble entre « Il n’y a que Grenoble » et la vision de montagnes enneigées au bout de chaque rue

II.A) Mes meilleurs endroits et souvenirs à Grenoble : la Nat’ et les Copains, le Jardin du thé, le Kfée des jeux, Pain& Cie, le Casse-croûte à Dédé, la Nocturne de étudiants au Musée…

II.B) Balades préférées : le trajet pour aller à Sciences Po en vélo par la voie verte et Chamechaude avec vue sur le monastère de la Grande Chartreuse…

Mon parcours des montagnes aux forêts vosgiennes en passant par la Mer Méditerranée :

J’ai intégré Sciences Po Grenoble à la rentrée 2012 après mon baccalauréat passé à Voiron (la cité iséroise de la Chartreuse). Je n’étais pas vraiment dépaysée, et j’ai beaucoup aimé l’ambiance « écolo et sportive » de la ville surtout, et aussi de l’école. J’ai suivi la section Service Public, m’étant découverte un bon goût pour le droit public.

En troisième année, un peu perdue face à toutes les options – qui m’avaient attirée à la base –, mon séminaire Climat, Energie, Gouvernance a joué un grand rôle. Nos conversations sur le végétarisme, l’hypothèse Gaïa ou les compteurs Linky m’ont passionné avec une mémorable expérience de réalisation de « mini-thèse » (alias le mémoire de recherche de troisième année) sur les politiques de dessalement de l’eau de mer en Australie et Arabie Saoudite face au changement climatique. J’ai donc intégré en 2015 le master Techniques, Sciences, Décisions avec une très chouette promo. Mon stage de M1 consistait à étudier la gouvernance du réseau d’eau non potable parisien à l’Ecole nationale des Ponts et Chaussées. Je travaillais pour une doctorante qui étudiait les évolutions possibles des ressources et des usages de ce réseau d’eau non potable dans le futur, notamment face au changement climatique. Pour mon stage de M2, je suis allée à Aix-en-Provence au sein du Conservatoire du Littoral travailler sur la gestion durable des petites îles à travers le monde, et plus particulièrement six îles françaises et italiennes. J’ai rédigé des fiches de bonnes pratiques sur le développement durable insulaire et travaillé avec différents acteurs français et italiens impliqués dans un projet européen InterregMarittimo.

Je me suis ensuite rapprochée des îles (du Frioul) en allant à Marseille faire un service civique de six mois au sein de l’association Planète Mer pour contribuer au développement et à l’animation du programme de sciences participatives BioLit (pour biodiversité littorale). Dans ce cadre, j’ai participé à l’organisation des premières rencontres nationales sur les sciences participatives marines et littorales, réalisé des animations sur la biodiversité littorale ou réfléchi aux protocoles de recherche sociologiques du programme BioLit. Puis, j’ai rejoint l’association d’éducation à l’environnement et au développement durable Le Naturoscope au sein de la superbe équipe varoise. J’ai réalisé un premier contrat d’éducatrice en environnement et au développement durable, puis j’ai déménagé à Toulon pour un second contrat au Naturoscope. J’animais des séances de découverte de la biodiversité marine et des impacts humains sur la nature auprès des scolaires, j’ai conçu et animé un atelier sur les effets du changement climatique sur les océans pour une Fête de la science et tous les étés je participais à des campagnes de sensibilisation des plaisanciers en mer (depuis mon kayak !) et des usagers des plages.

Après un an et demi, ayant envie d’ailleurs et d’une pause, je n’ai pas renouvelé mon dernier contrat, et je suis notamment partie un mois voyager et faire du wwoofing en Ecosse en janvier-février 2020. Bien avant le confinement, je me suis retrouvée confinée par une tempête sur île écossaise, c’était bien magique.

Depuis mi-juin 2020, je travaille au Pôle d’équilibre territorial rural du Pays de la Déodatie à Saint-Dié-des-Vosges comme chargée de mission Climat, Energie, Transition écologique. Je coordonne le Contrat de Transition Ecologique dédié à l’adaptation de la Déodatie au changement climatique. C’est un contrat signé avec l’Etat et différents partenaires pour réaliser des actions concrètes de transition écologique en impliquant tous les acteurs publics et privés du territoireet en mobilisant les financements existants. Pour l’instant, je coordonne principalement la réalisation de l’étude de vulnérabilité globale du territoire au changement climatique qui permettra de faire émerger une nouvelle vague d’actions d’adaptation au changement climatique. Et j’organise des événements de promotion des mobilités douces, relais un projet de construction de ligne de covoiturage pendulaire, organise avec les communes du territoire des animations sensibilisant à l’extinction de l’éclairage public ou gère et promeut la gamme de mobilier urbain en bois en circuit court.

Ce que Sciences Po m’a apporté :

Pendant mes études, j’entendais souvent que Sciences Po permettait d’acquérir une grande capacité d’adaptation, je l’entendais, mais sans plus. Après quelques années à travailler, je me rends compte que s’il y a bien une chose que je retiens de Sciences Po, c’est cette capacité d’adaptation, qui m’a permise par exemple de travailler dans le domaine de la biodiversité marine ne connaissant rien à la mer ou à la biologie au départ, et ayant même peur des poissons.

Ensuite, un de mes tuteurs de stage en master m’a dit que les diplômé.e.s de Sciences Po étaient pour lui des « facilitateurs.trices ». J’ai retenu son expression, je trouve que dans mon parcours jusqu’à maintenant, et par la suite je l’espère, j’ai eu un rôle de facilitatrice de projets en animant les réseaux d’acteurs, en organisant des événements, en trouvant de nouvelles idées, en faisant de la médiation scientifique…

Conclusion :

Pour conclure et ouvrir les perspectives, je pense qu’on pourrait encore développer le réseau entre diplômé.e.s surtout au niveau des masters, je sais que cela a manqué pour notre master. De plus, la suite de mon parcours m’a montré le fameux « entre-soi Sciences Po », même si un master avec des ingénieurs a pu le contrebalancer un peu. Et, je me rends compte que j’adore débattre avec des personnes qui pensent presque la même chose que moi ou ont les mêmes façons de réfléchir, mais que c’est aussi bien, voire mieux, d’élargir nos horizons et de ne pas oublier de s’ouvrir.

Si je devais synthétiser en une minute, je dirais que Sciences Po Grenoble m’a appris à problématiser et appréhender tout sujet, à être rigoureuse avec les bibliographies et les entretiens semi-directifs et a peut-être préfiguré que j’allais finalement aimer le sport.

Fleur MATTIO
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09/07/2020

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